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21 décembre 2007

Commentaires

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Benjamin

J'ai déjà dit tout le bien que je pensais de cette série. Quand elle aura été entièrement éditée note par note, elle mérite d'être transcrite dans un album photos.

Les fonctionnalités de typepad permettent de faire cela facilement, avec un nombreux choix d'habillage et la possibilité de les légender une par une - dans ce cas d'y mettre le texte accompagnateur.

En outre le lecteur aura le plaisir de pouvoir relire cette relation en partant du début.

Cordialement.

Benjamin

Bravo pour ce que vous avez dit sur les gosses dans les rues ! Ce que vous ont dit les guides confirme ce que je rabâche sur l'attitude à avoir vis à vis des enfants des PVD, qui travaillent dans la rue ou même qui y déambulent.

Non seulement ils ne vont plus à l'école (et quand ils cessent d'être "chou mignons" ils n'intéressent plus les touristes et sont totalement démunis faute de formation) mais cela destructure gravement l'autorité parentale.

Au Brésil, dans les villes où les petits cireurs peuvent encore déambuler (dans pas mal d'endroits, c'est éradiqué), ils sont attendrissants au possible. Du coup ils arrivent à gagner deux fois plus que leur père qui a un vrai métier et qui de ce fait perd le respect qui lui est du.

En outre un gosse dans la rue, c'est soumis à trop de tentations malsaines.

Guess Who

Benjamin : je connais depuis longtemps le problème des enfants de la rue des pays pauvres. Hélas, avec l'accroissement du tourisme, il devient de plus en plus grave.

J'ai fait cette remarque pour deux motifs :
- C'était nouveau pour les membres de ma famille, cela les a touchés et en écrivant cette note nos discussions sur ce sujet me sont revenues en mémoire
- J'écris cette série pour donner envie à mes lecteurs d'aller visiter ce magnifique pays. Ils seront eux aussi confrontés à ce problème...

Cela va de soi, chers lecteurs, que ma remarque, comme la remarque de Benjamin le souligne, est valable partout où la pauvreté existe... hélas.

Je crois même que dans certains pays (dont le Brésil, mais Benjamin controlera mes mots) que ces bouts de chou quand ils ne le sont plus, mais qui sont encore de l'appétissante chair à prevers sexuels vont pouvoir encore survivre quelques années grâce au tourisme sexuel. Après, il y a que la drogue et la grande criminalité comme issue ... Benjamin corrigez moi si je me trompe pour le cas du Brésil que vous connaissez bien.
Par contre, c'est bien ce qui se passe en Asie, l'Afrique étant, pour de motifs très variés, qui tiennent beaucoup aux structures sociales beaucoup plus solidaires finalement que dans les autres continents, un peu (mais si peu...) protégée dans cette horreur.

Benjamin

Le tourisme sexuel concernant les mineurs trouvait une destination de choix au Brésil il y a peu de temps. On "ramassait" gamins ou gamines (ou ados) à peu près n'importe où et on les emmenait en toute impunité dans les "motels" (hôtels prévus non pour dormir mais pour s'adonner à d'autres activités, où l'on paye d'ailleurs à l'heure) Et même, il y avait plein d'intermédiaires pour rabattre la "marchandise" (taxis, portiers d'hôtel, garçons de café, etc. Les propositions étaient quasiment quotidiennes, pour un homme voyageant seul)

Et quand l'enfant n'était plus "assez frais" pour cette activité il se tournait vers le trafic de drogue où en général il trouvait très vite la mort dans les batailles de gang.

J'ai le très grand plaisir de pouvoir affirmer que sans être encore éradiqué, le phénomène est en régression considérable depuis deux ou trois ans (du moins concernant les enfants. Pour le reste...)

Les filières existent en petit nombre mais elles sont beaucoup plus discrètes et le crime de "trafic d'être humain" étant fédéralisé, la PF lui porte des coups très lourds (les polices d'état sont inefficaces et corrompues)

Il y a des campagnes de sensibilisation et le nombre de gamins des rues a considérablement diminué. A Belém par exemple, plus aucun ne peut y travailler avant l'âge de seize ans; c'est la loi fédérale mais elle n'est pas encore appliquée partout avec rigueur. Un gosse qui transgresse cette loi à belém est "ramassé" par la police, ses parents convoqués pour venir le rechercher et en cas de récidive, ils sont sanctionnés. Idem, les moins de seize ans qui traînent dans les "boates" le soir sans adulte légalement responsable d'eux sont ramassés de la même manière.

A Fortaleza où les autorités locales ne sévissaient pas suffisamment, le gouvernement fédéral a mis pendant un certain temps un bémol en limitant les visas frontières délivrés à l'aéroport aux célibataires masculins à trois semaines. Charge à eux de solliciter plus tard une prolongation. Cela faisait du mal au tourisme, du coup la police d'état s'est enfin attelée à la tâche.

Quant aux "clients" ils encourent désormais des risques considérables: il y a un peu partout des affichettes avec le numéro pour dénoncer les atteintes sexuelles sur mineurs, ainsi que des spots à la télévision, ET CA MARCHE (on est prévenu, en plusieurs langues, dès l'arrivée dans les aéroports).

On ne rentre plus dans un hôtel avec un enfant sans montrer les documents qui prouvent qu'on a autorité sur lui. Des "gringos" coupables se sont pris sept ans de prison, et la prison brésilienne, c'est une des pires choses qui puisse arriver à un être humain.

Néanmoins il y a quelques semaines, à Manaus, une mère de famille, après quelques précautions oratoires, m'a fait des offres à peine déguisées pour mettre une de ses deux filles (13 ans et 14 ans, jolies et "dressées" à plaire) à ma disposition! L'allure des trois montrait bien qu'elles n'étaient pourtant pas dans le dénuement matériel... mais ça m'est arrivé UNE fois en six semaines, contre une ou deux fois par jour il y a peu...
C'était ou du proxénétisme aggravé ou un piège pour faire tomber un gringo crédule et vicieux dans un chantage énorme, un policier étant complice. C'est mal le chantage, mais j'avoue que je ne plaindrais pas trop les "victimes"

Il reste - hélas - le problème des petits fugueurs (mais dans une dimension autrement moindre, c'est aussi le cas chez nous). Mais ceux là, au Brésil, ne travaillent pas: ils se contentent de mendier et sont très vite accrochés par "la colle" ou l'essence qu'ils sniffent. Un petit fugueur pas récupéré en quelques jours est irrémédiablement perdu socialement, abrutis par la drogue ou récupérés par les gangs.

Ce qui a beaucoup changé les mentalités au Brésil, c'est la "bolsa familial" créée par Lula, qui est une petite somme d'argent versée sur un compte accessible par carte de paiement servant à acheter uniquement des produits de base (alimentation surtout) et subordonnée à une fréquentation scolaire assidue.

_______________________

Pour l'Afrique, Tiago, désolé de vous contredire mais il y a un scandale absolu au Maroc (ça commence à bouger un tout petit peu, néanmoins): le Maroc était devenu une destination de rêve pour pédophiles après le tsunami en Asie, quand l'afflux d'ONG rendait les choses par trop "visibles". Selon des associations, cela touche aussi certains pays d'Afrique noire.

Mais ne donnons pas trop de leçons. Des adolescents roumains, pakistanais ou afghans pour la plupart, arrivés clandestinement, traînent dans la rue par dizaines autour des gares du Nord et de l'Est à Paris et sont de ce fait la proie de prédateurs qui offrent un repas et un peu de chaleur, mais pas pour rien. (sources: presse, et association "enfant bleu".)

marie.l

trop fatiguée pour tout lire, mais les photos, quel plaisir de les regarder encore et encore... et je rêve, et je suis venue pour te souhaiter un Joyeux Noël ainsi qu'à ceux qui te sont chers, un bon bout d'an et un passage agréable à 2008. Pensées amicales

amichel

c'est inca ..de force majeure me ravit


tous mes voeux tiago

Neyde


Tiago
Pour toi et ta famille
mes meilleurs voeux d'un Noël très heureux.
Je t'embrasse

nina

Joyeux Noël Tiago

douce et belle soirée en compagnie des tiens.

beijinhos natalicios.

Benjamin

feliz Natal para toda a familia!

Ossiane

Quel dépaysement! Un autre monde... et tous ces beaux visages éclatants dans des décors grandioses. Magnique voyage que tu nous fais partager.

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