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10 avril 2009

Commentaires

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marie-claire

Lettre de Marina Tsvetaeva à Rainer Maria Rilke (extrait)


Quand je mets les bras autour du cou d'un ami, c'est naturel ; quand je le raconte, ça ne l'est déjà plus (même poour moi). Et quand j'en fais un poème, cela redevient naturel. Donc, l'acte et le poème me donnent raison. L'entre-deux me condamne. C'est l'entre-deux qui est mensonge, pas moi. Quand je rapporte la vérité (les bras autour du cou), c'est un mensonge. Quand je la tais, c'est la vérité. Un droit intime au secret. Cela ne regarde personne, même pas le cou autour duquel j'ai noué mes bras. C'est mon affaire.
(...)
quand je fais un geste, je me réjouis de pouvoir encore faire un geste. Mes mains veulent si rarement.
(...)
Et enlacer un arbre ou un être, pour moi, c'est tout un. C'est tout un.
(...)

Et ce qui est dit des amants, de leur longue inclusion et forclusion ("Du centre du Toujours")
Et la longue promenade lunaire à pas légers.
Et cependant, cela ne veut pas dire autre chose que : je t'aime.

Marina

passages de la lettre 27 de Marina Tsvétaïeva à Rainer Maria Rilke
les expressions entre-guillemets sont des reprises de Rilke, d'une élégie qu'il a écrite pour Marina.

Belle journée...

Marieclaire

Christophe Borhen

Plus justement : "Toi dans toutes les peaux de la saison" - non ?

Marie

Bel hymne à l'amour.
On en rêve secrètement (ou pas)
Bizzzzz

Guess Who

@ Christophe Borhen : Non Christophe, le poème parle bien du temps qui passe (ou reste prisonnier) et des saisons, donc la traduction est juste : Tu en todas las estaciones de la piel.
Merci pour vos visites

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