« Emily Dickinson - Viens lentement | Accueil | Marie.l - Quelques embruns muets »

03 mars 2008

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

araucaria

Beaucoup de nostalgie dans cette poésie et aussi dans cette superbe photo de maison abandonnée. J'apprends toujours beaucoup en venant vous visiter, encore un auteur que je ne connaissais pas...et je rêve aussi, ou je songe, enfin je ne sais, je m'offre un voyage intérieur...Et ce matin, après cette belle découverte, voici ce qui se présente à mon esprit :

Objets inanimés, avez-vous donc une âme
Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer? (Alphonse de Lamartine)

"Dans ce vieux lit cassé en bois de palissandre
Que d'ombres enlacées, ont rêvé à s'attendre.
Les choses ont leurs secrets, les choses ont leurs légendes.
Mais les choses nous parlent si nous savons entendre." (Barbara - Drouot)

J'aimerais souvent être un homme froid et distant, sourd aux confidences des objets, un être sans mémoire aussi, car tous me parlent beaucoup trop et je m'embarrasse de souvenirs douloureux qui ne m'appartiennent pas. J'ai envie de savoir ce qui se cache derrière ces volets intérieurs, cette vitre cassée, ces murs délavés, ces huisseries écaillées...Où se situe cette maison, à Sintra?

gmc

ONDEE ET RETOUR

La pluie frappe toujours
Silencieusement
Tous les trottoirs
Qui ruissellent langoureusement
De ses parfums rutilants
Les trottoirs lui renvoient
D'autres sarments d'ondée
L'intégralité des flots
Se concentrant dans le reflet
Unique d'un son minéral

araucaria

Mais comment faites-vous gmc? Au fond de la poche de votre vieux manteau, sous le gant oublié depuis plusieurs saisons, et dans les plis de la doublure de laine, vous avez donc des mots bien rangés et déjà choisis, pour répondre immédiatement à l'aimable auteur de ce blog? Grande admiration, pour l'un et l'autre!

brigetoun

moi je suis le gant, et donc je n'ai pas de mot, mais même si avoir pour tout qu'un souvenir et un peu de poussière, c'est quiet et doux le fond de poche

gmc

ESPIEGLERIE

Au fond de la poche
Il n'y a qu'un trou
Sur lequel perche
Un couple d'anciens corbeaux
Et leur mémoire permanente
L'angora leur donne
Des aspects polymorphes
Reflets cristallins
Qui tintent dans l'océan
De toutes les merveiles

araucaria

Alors si vous avez un trou dans votre poche, sur lequel perchent d'antiques corbeaux, c'est bien ce que je pensais : vous êtes un magicien espiègle, un enchanteur! C'est votre supériorité. Pour beaucoup rien dans les mains, rien dans les poches, ou alors des maux, mais certainement pas de beaux mots! Bonne journée à tous, poètes et photographes, hommes-gants muets ou ayant perdu leurs mots, leur latin ou leur raison...Rires cristallins après lecture de ce dernier poème... MERCI!

Gwen

Trés jolis ces vers ! Nous sommes toujours tenté de donner une âme aux objets qui nous entourent et ce poème le montre avec une telle douceur nostalgique avec l'emreinte du temps... Jolie trouvaille

Une trés douce semaine Merci

Guess Who

Bon, je vois que mes carnets se mettent à vivre tous seuls ...

Pour répondre à Aucaria : la maison à qui appartient cette fenêtre se trouve à côté de l'Eglise de Santa Maria, à S. Pedro de Sintra.
Pour ceux qui voudront bien la situer, c'est juste à côté de la demeure où séjourna Hans Christian Andersen en 1866.

araucaria

Mais vos cahiers sont vivants, ce n'est pas ce que vous souhaitiez? Ils sont votre oeuvre, vous avez ouvert la porte, des badauds amateurs d'images et de mots sont entrés, se sont invités à la fête que vous dirigez de mains de maître, tel un chef d'orchestre! Sourires...
Merci pour l'explication aussi. Je suis entré par effraction dans cette batisse jouxtant l'église Sainte-Marie, je m'y promène comme dans une poésie de Lamartine, prenant garde à ce que mes pas ne viennent pas trop troubler le silence. Je ne touche pas aux meubles et rares objets qui s'y trouvent encore. J'y respire une odeur de vieille maison fermée depuis longtemps, mélange de poussière et d'humidité. Je glisse lentement le long des couloirs, ouvrant des portes à deux battants, découvrant des fauteuils recouverts de housses de coton blanc...Je cherche le vieux lit de palissandre, et un piano aussi sur lequel trônerait encore une partition de Mozart...Oui, dans une telle maison, il faut absolument un piano, un lit de palissandre, et sur la table de nuit "La Petite Sirène" dans une édition ancienne.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Ma Photo

Musique du jour

  • I love Paris - Elle Fitzgerald

Catégories

Pages