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23 septembre 2007

Commentaires

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brigetoun

une bien douce et ciselée chose

Angèle Paoli

Chère Brigetoun,

Quelques lectrices et lecteurs seront encore plus comblés de lire la version originale :

« Lontano dai regni
come è ferma la stanza !
Vieni, respirami vicino,
che io scopra la dolcezza
di molte imperfezioni, qualche dente
in meno qualche ruga in più e il corpo
appena estenuato dalla noncuranza. »

Amicizia

Guess Who

Merci Angèle ... j'avoue, je suis trop paresseux pour taper le texte original quand je reproduis ici un poète non-francophone...

Angèle

En fait, Guess Who, nous sommes nombreuses et nombreux à penser que la traduction de Danièle Faugeras et Pascale Janot rend mal compte de la poésie de Patrizia Cavalli. Dois-je ajouter qu'il m'est souvent arrivé de remarquer des contresens... ?
Voilà pourquoi il me paraît important de retourner au texte original.

Amicizia,
Anghjula

Guess Who

Angèle

Vous avez tout à fait raison : si l’on manie assez bien la langue, il faut toujours revenir au texte d’origine.

Cependant, je souhaite préciser un certain nombre de choses :

Ces carnets s’entendent comme une expression du plaisir ressentit par ma lecture personnelle de poésie et accessoirement souligner la beauté du texte par une photographie personnelle (là je suis un peu présomptueux sur mes dons, mais un peu d’ego ne fait pas de mal).
En aucun cas je prétends faire une œuvre savante d’analyse littéraire.

Quand je manie la langue assez bien, bien entendu j’achète des recueils soit dans la langue d’origine, soit dans des éditions bilingues. Si je ne rajoute pas ici le texte dans la langue du poète est, comme je vous l’ai dit, uniquement par paresse, et parce que ce blog reste ce qu’il est : un simple blog !

Ensuite il y a le problème de la traduction en elle-même.

Traduire de la poésie est, à mon avis, l’une des choses les plus difficiles en littérature : il faut garder en tête le fond de la pensée du poète, son expression humaine, et en même temps conserver toute la musicalité et les images qu’il avait couché sur sa feuille de papier.

Changer de langue rend ce travail très difficile ; il faut garder une précision dans le choix des mots et un rythme absolument rigoureux. Pourtant, le changement de langue va vous obliger parfois à porter certaines modifications au texte pour lui garder puissance, sensualité, musicalité etc., sans pour autant dénaturer l’œuvre du poète. Dans un certain sens, vous devenez poète à la place du poète … et vous faites donc une œuvre créative.

Certains disent que l’acte de traduction est une trahison. Pour moi c’est un prolongement par un autre de la force créative du poète, et je vous avoue, je retire un plaisir fou en traduisant par ici, par là quelques poèmes qui m’ont particulièrement touché.

Certes, le travail de traduction n’est pas toujours exempt de fautes et de contresens comme vous l’avez signalé. Mais si l’on garde en tête que la traduction est aussi œuvre créative, peut être lira t on différemment une ou plusieurs traductions d’un même texte.

J’avais ici même lancé un petit jeu de traduction d’un poème d’Emily Dickson qui, selon moi, avait perdu de toute sa saveur dans la traduction. Mes amis bloggeurs se sont pris au jeu, et ont sorti, d’après l’œuvre de Dickson d’assez belles choses en français. Ils ont crée de la poésie, et c’est cela le principal.

Amicalement

Guess Who

http://guesswhoandwhere.typepad.fr/carnets_de_poesie/2007/02/emily_dickinson.html

Cristina M

Heureusement qu'il y a la douveur de ce poème,
En sa version originale ou en français,
Pour calmer, en ce moment, mon esprit,
Et j'espere que tu nous réserves des surprises bien agrèables
Dés que tu en auras l'occasion.

Bon courage maninho!

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