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25 juin 2008

Commentaires

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la jd

Mes filles et moi ne conaaissons rien à l'art, mais nous ressentons des émotions devant une oeuvre et pour nous, aimer l'art c'est cela

Di Brazza

L'art éphémère? Je me souviens d'une conversation très "bobotte" que j'avais eue avec quelques amis il y a deux ou trois ans. Affirmant que "lart c'est la transmission", que "l'homme a conçu l'art à son image" que "l'homme est transmission" je me suis fait renvoyer illico dans le fossé dont j'étais incidemment sorti. L'oeuvre d'art n'avait pas vocation à durer! Mon cul! (excusez moi) l'art éphémère, pour moi, il ne peut être "qu'accident". Quant à Richard Long, si il nous "ment" en présentant en 2008 ce qui existait déjà en 2005 - et peut-être même avant, allez savoir - c'est tant mieux. Il y a des fois ou des mensonges éphémères ont goût d'éternité. Cette spirale est magnifique. Nous renvoie à LA GROTTE. Aux traces dans le ventre.
Pour le reste:
moi non plus je ne comprends rien aux arbres, aux hommes, aux rivières, aux chemins, à tout cet air qui entoure, nous enveloppe; je n'y comprends rien mais j'aime ça. Ce qui est beau ne nous dit pas toujours son nom. On peut aimer frotter son corps au cours de l'inconnu(e).
amications telegraphroades
dB

Di Brazza

évidemment je me suis pas relu:
"à tout cet air qui NOUS entoure"
" frotter son corps au CORPS de l'inconnu(e)

amications millezexcuzes
dB

brigetoun

agréable de penser que moi la barbare inapte à la philosophie mon instinct m'a ancré depuis longtemps dans l'idée que la compréhension était seconde (peut être une petite cerise tout de même)
et à travers tes photos j'aime aussi

odile

Voici un sujet qui m'intéresse beaucoup et devant lequel je ne peux demeurer indifférente. Je vais essayer de ne pas être trop "brouillon".
Tout d'abord, Merci de nous faire partager vos découvertes qui sont aussi des coups de coeur.
A votre question "Doit-on comprendre l'Art pour l'aimer"? Je répondrai NON. Cela m'arrange aussi, c'est une réponse facile, je ne suis pas une spécialiste et je ne comprends pas toujours ce que j'aime. Je ne cherche même pas à analyser, je fonctionne aux coups de coeur. Par contre, depuis fort longtemps j'évite d'employer beau ou laid, bon ou mauvais, me contentant de dire "j'aime" ou "je n'aime pas". C'est la sensibilité de chacun qui nous pousse à aller vers quelque chose ou au contraire à le fuir. On pourrait de la même façon demander doit-on pratiquer la musique pour l'apprécier, versifier pour se perdre dans la poésie, savoir rédiger pour aimer la littérature, être bon cuisinier si l'on est gourmand??? Je ne sais quelle sera votre réponse, je dirai encore NON!
Aujourd'hui, je suis attirée par ce nom "Richard Long". Il ne m'est pas inconnu.
Sur le bureau, à côté du PC, est déposé un mémoire rédigé l'an passé, et qui m'a été dédicacé. Le titre "Eloquence de la Trace". La jeune artiste s'est intéressée au travail d'une quinzaine d'artistes (F. Gonzalez-Torres, Guiseppe Penone, Pascal Convert...avec une tendresse particulière pour Richard Long) Pourquoi cet artiste, certainement parce qu'elle même a réalisé une sculpture "Paysages Parcourus" et qu'elle la présente en citant Richard Long "La marche n'est qu'une strate, une marque, déposée sur des milliers d'autres strates de l'histoire humaine et géographique à la surface de la Terre".
Cette jeune femme évoque cette fameuse spirale. Elle ne dit rien au sujet des questions qui vous préoccupent. Elle écrit "Il y a également cette spirale peinte en noir de 4,50 mètres de diamètre sur laquelle Richard Long a apposé 239 fois sa main maculée de boue de la rivière anglaise Avon : River Avon Mud Slow Spiral, réalisée en 2005.
L'empreinte de la main fut d'ailleurs le premier geste pictural de l'homme préhistorique: son appropriation de l'espace, une forme de tag, une façon d'affirmer son existence."
Pourquoi Richard Long, réalise t'il plusieurs fois cette spirale qualifiée d'éphémère? Parce que chaque oeuvre est unique en fait, à chaque fois la spirale est légèrement différente. L'empreinte n'est pas la même, car la main n'est pas posée exactement au même endroit, la trace de boue peut avoir plus ou moins d'épaisseur...donc chaque spirale est une renaissance, une oeuvre nouvelle, mais qui se veut éphémère. Combien de temps peut subsister la boue confrontée aux outrages du temps?
Je n'ai pas les capacités pour analyser l'oeuvre de Richard Long. Dans le mémoire, je peux simplement découvrir qu'il est un des principaux artistes du Land Art. L'oeuvre qui intéresse plus spécialement l'étudiante en Art, se nomme "A line made by walking" -Walking a line in Lappland - Finlande 1983.
Quel est le mode opératoire de Richard Long? Notre étudiante donne quelques renseignements : "Richard Long marche, il enregistre ses marches, le nombre de pas, la distance, le temps, les lieux où il passe. Parfois il marque son passage d'un assemblage de pierres, infime modification du paysage. Parfois, ce ne sont même pas des pierres, mais des bouses de vaches ou de yaks en Mongolie, trace encore plus infime, qui disparaîtra d'ici quelques semaines, dont la seule photo conservera la trace : Herd Dropping (1996). Parfois, il revient au même endroit et défait ce qu'il a fait, il rend sa virginité à la nature..."
Laissons la parole à Richard Long "La nature a toujours été reproduite par les artistes, des peintures rupestres préhistoriques à la photographie de paysage du XXème siècle. Je voulais moi aussi faire de la nature le sujet de mon travail, mais de façon nouvelle. J'ai commencé par travailler à l'extérieur en me servant de matériaux naturels comme l'herbe et l'eau, ce qui a évolué jusqu'à l'idée de faire une sculpture en marchant.
...
Je considère que mes sculptures de paysage occupent un riche territoire entre deux positions idéologiques, en l'espèce faire des "monuments" ou l'inverse "ne laisser que des empreintes de pas".
...
Les pierres peuvent servir de marqueurs du temps ou de la distance, ou exister comme parties d'une sculpture gigantesque mais anonyme..."

Voila, je sais que j'ai été longue, et vous présente toutes mes excuses. J'espère toutefois que cette intervention n'aura pas été complétement stérile.

Bien vu, je trouve pour la comparaison avec Monet! Et merci encore.

di Brazza

@ ODILE

Vous n'avez pas été longue. Vous avez été intéressante. Reproche-t-on à un chemin de prolonger nos promenades?

Amications biendaccoavecvousses
dB

double je

Je suis d'accord avec di Brazza,que je salue au passage, aucune longueur en parcourant votre commentaire où je retrouve le style de votre plume.
Merci à notre hôte de nous parler d'une de ses passions l'art en nous questionnant.
Une question, ne sommes-nous pas aussi de l'art éphémère, ne laissant qu'une trace de mains, de pas, sur le chemin de notre vie, vie plus ou moins éphémère ?

lou

Merci de nous faire découvrir Richard Long...et merci à vous qui commentez.
Des cascades aux saules pleureurs... L'art
juxtapose et relie dans nos esprits des évocations à priori si différentes! Je reste souvent en admiration devant la beauté du cerveau qui sait toucher nos coeurs avant même que nos esprits ne se mettent en marche.

marie turpault

Je serais plutôt de ton avis : avoir un coup de coeur pour telle ou telle oeuvre. Essayer de savoir le pourquoi du comment ???? J'ai un peu de mal lorsque les artistes veulent se justifier en utilisant des termes typiquement sortis de bouquins, d'écoles "spécialisées", et incompréhensibles. On aime ou pas, on vibre ou pas, on a une émotion ou pas .....
La phrase "c'est quoi votre démarche artistique" me fait fuir.
Bref (comme disait Pépin) j'aime ces mains, elles me font penser aux dessins aborigènes.
bizzzz et bon WE

un petit mot

interpretation de la spirale : en 2005, Richard Long voulait serrer la main de ses amis mais comme ils avaient tous une gastro, il a préféré serrer les mains de façon indirecte.... voilà l'explication !
(Cette explication n'est qu'un délire.. et j'adore la spirale qui m'a fait pensé il est vrai à cette obligation de faire mimi pour la nouvelle année)

un petit mot

faire mimi pour la nouvelle année et serrer les mains sont deux occasions de contracter tous les virus ou maladies de passage.

Avec le virtuel, vous ne risquez rien... je vous serre donc la pince et vous fait un gros bisou plein de microbe

Ossiane

L'art doit interpeller d'une manière ou d'une autre le visiteur. Tout le monde peut être touché par l'art même sans rien y comprendre. Il faut simplement s'ouvrir et laisser entrer les sensations sans a priori, se laisser toucher par les formes, les agencements de couleur, les matières, les rythmes graphiques, le thème développé. C'est une question de beauté et d'émotion. Dans un deuxième temps, on analyse si on le souhaite pour mieux comprendre la démarche de l'artiste.

Dans le Land Art, Richard long est dans la même veine que Andy Goldworthy que j'aime beaucoup aussi. Les dessins que tu montres sont somptueux.

Merci pour ta belle note qui invite à la réflexion. Bonne semaine!

Guess Who

Je vous remercie tous de votre participation à mes élucubrations artistico-philosophiques, et plus particulièrement Odile et son étudiante qui nous ont apporté une vision intéressante de l’approche de Richard Long (et certainement beaucoup plus intéressant de ce que j’ai pu lire sur le catalogue de l’exposition qui lui était d’une pauvreté navrante.

Bref, je vous ai lu tous avec attention.

Je voulais juste ajouter un mot sur le côté éphémère de l’Art.

Pour moi, l’Art n’est pas un objet, une chose, mais une impression, un sentiment, une réaction.
Et par force des choses, impressions, sentiments ou réactions ne peuvent être qu’éphémères car nous changeons tout le temps.

Une note de musique une fois jouée, n’est plus… on pourra la rejouer, elle ne sera jamais toute à fait la même ni tout à fait différente. Pareil pour un pas de danse … un fois dansé il ne reviendra pas.

Un tableau c’est pareil. Ce qui le rend « Art » c’est l’émotion qu’il provoque en nous, pas son support et sa durée de vie. D’ailleurs ce qui nous émeut aujourd’hui, nous laissera totalement indifférents demain car nous aurons changé …

Meilleure définition de l’éphémère, je ne connais pas…

Annick

j ai lu avec intérêt,

chez vous je vivre souvent, alors j aime votre art d 'écrire, de photographier, de partager, merci.

Isabelle

j'ai peut-être une réponse à ta question:
en visitant des recoins de fyorts intérieurs (en Norvège) j'ai pu admirer des gravures datant de l'âge de pierre dans lesquelles des séries de spirales expliquaient la périodicité des invasions et/ou des pêches; ce qui prouve de manière historique que l'on va du dedans vers le dehors pour le temps mais que c'est pour "rappeler" ce qui nous est venu du dehors...à ce moment là.-- hi hi hi

On retrouve ce symbole chez les proto-celtes et ailleurs signifiant l'eau-delà et origine de...la svastika; quant à l'oeuvre qui intrigue encore de l'antiquité - où s'allient écriture et symbolisme- est le disque de Phaestos (1700 avant JC)-à voir !

bisou, bravo et merci pour le bleu dans tes nuages que le bon vent m'apporte

Isabelle

P.S. ça me rappelle aussi que cette spirale est connue de tous par un des plus vieux jeu de la planète: le jeu de l'oie (les épreuves cosmiques)

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