Rédigé à 06:45 dans Et le cholestérol Docteur ? | Lien permanent | Commentaires (15)
Rédigé à 06:41 dans Et le cholestérol Docteur ? | Lien permanent | Commentaires (4)
Rédigé à 19:45 dans Bla Bla | Lien permanent | Commentaires (8)
Amis lecteurs
Je reçois depuis quelques temps des messages me demandant ce que je fabrique, je suis en bonne santé et pourquoi je reste embourbé dans les sables de Monument Valley.
Je rassure tout le monde : je vais très bien. je souffre juste du crise chronique de paresse et j'avoue, aucune envie d'écrire ... par contre pour la photo, toujours bon pied, et ceux qui sont intéressés, je leur rappelle que les Carnets de Poésie poursuivent leur rythme habituel d'un poème illustré par jour de travail, samedi étant réservé aux courses domestiques et dimanche au repos ...
Et comment je me repose ?
En comptant les moutons !
Si, si je vous jure, c'est une activité des plus détressantes qui existe au monde.
Rappelez vous, il faut les compter pour pouvoir s'endormir ... moi, je les compte pour de vrai !
Et c'est ainsi que dimanche dernier je me suis attaqué aux cimes de l'arrière pays niçois en un endroit appelé le Col de la Madone.
Je me baladais tranquillement cherchant le point de vue le plus beau quand un son de cloches a attiré mon attention. Je suis allé à la recherche du bruit et c'est bien tôt que je me suis trouvé au milieu ... d'un troupeau de brebis et de chèvres descendues de la montagne pour l'hivernage.
un, deux, trois, quatre ......
T'es qui toi ?
On peut brouter la lanière de ton appareil ...
Cent-cinq, cent-six, cent-sept
Et c'est ainsi que j'ai fait la connaissance du berger de ce troupeau de plus de 500 bêtes, un jeune homme de moins de trente ans, et passé avec lui un long moment à parler de fatigue, repos, stress, vie moderne...
Trois cents huit, trois cents neuf ...
Allez cours mon chien ....
Donc chers amis … tout va bien, et je vous assure … même pas besoin de moutons pour m’endormir.
Portez vous tous bien … et moi je vais essayer de revenir plus souvent ...
Rédigé à 22:18 dans Balades | Lien permanent | Commentaires (14)
Chers amis et lecteurs le travail d’autres événements m’ont tenu éloigné de ce voyage, au point que j’ai eu juste le temps de m’occuper des Carnets de Poésie …
Je vais essayer de reprendre le rythme, sauf que sincèrement, il me manque l’illumination pour vous pondre des textes intéressants ou amusants …
Là par exemple, pour reprendre le voyage à Monument Valley, où nous l’avions laissé, je n’ai que deux choses à vous dire :
Les lever de soleil à Monument Valley sont magnifiques …
Les coucher de soleil le sont tout autant ….
Et au vu des photos, vous êtes certainement de mon avis, il y a peu à rajouter.
Allez portez vous bien, je suis reviendu comme ils disent !
Rédigé à 22:21 dans Guess goes West | Lien permanent | Commentaires (10)
La semaine dernière c’était la faute à la chatte … ce dimanche s’il n’y a pas de blog mis à jours c’est la faute au chien … bon même pas, je peux pas dire que « ma grosse » comme elle est appelée affectueusement par la famille a osé monter sur mon canapé … trop petit pour elle !
Mais, il faut quand même meubler ce blog … alors que faire quand on a passé l’après-midi à écouter de la musique ?
Ben parler de musique tiens !
Alors voici un petit cadeau pour vous tous, extrait d’un documentaire de Wim Wenders sur le Buena Vista Social Club.
Une lectrice de ce blog m’avait écrit il y a quelques temps pour me parler de Cuba et me conseillait de choisir cette destination pour les prochaines vacances … elle me racontait aussi sa passion pour la voix de Ibrahim Ferrer.
Alors, quand je lui ai envoyé un petit mot pour lui dire qu’elle avait bien de la chance de pouvoir aller facilement assister au prochain concert de Omara Portuoso (Paris le 2 décembre et pour les Marseillais le 18 octobre), j’ai été étonné qu’elle me réponde qu’elle ne se souvenait plus de qui c’était … voilà, maintenant elle sait …
Bon, on danse ?
PS : le clip est assez gros, vous risquez donc d'avoir quelques problèmes de vision la première fois ... patientez ... une fois en mémoire cache vous pourrez en profiter dans sa totalité sans coupures.
Rédigé à 21:01 dans Coups de Coeur | Lien permanent | Commentaires (9)
Les fidèles lecteurs de ce blog savent qu’il a un petit frère qui ne s’occupe que de poésie … vous savez, un poème et une photo par jour, relâche les week end et c'est ICI … souvent on demande quelques-uns des secrets de fabrication de la rédaction des Carnets de Poésie de Guess Who
Hélas, un mouvement de revendication sociale des amateurs de sieste a conduit à une occupation sauvage des lieux de publication.
La rédaction devant l’inertie des forces de l’ordre n’est pas en mesure d’assurer un choix de poèmes pour la semaine qui vient .
Veillez nous pardonner pour cette interruption des programmes qui reprendra dès que la chatte le voudra bien …
PS : Misti, tire-toi de là, c’est le fauteuil à Guess voyons !
Guess ... tu me lis ton truc là avec "Luxe Calme et Volupté" ?
Ouooooo ... j'ai honte, je le ferai plus, promis ...
Guess ? Tu es toujours là ? Ils sont partis ? Je peux lever ma patte ?
Rédigé à 14:37 dans Petits plaisirs et grands bonheurs | Lien permanent | Commentaires (6)
Ce matin, suite à une sombre histoire de douches qui ne se vident pas assez vite, de réveils qui sonnent en retard, il y a eu du grabuge à la maison... et je suis parti encore plus tôt au travail que d'habitude et de très mauvaise humeur ... nous sommes mercredi et c’est jour de relâche maternel et pour une fois, ça roulait bien et j'avais de l'avance... j'ai donc décidé de prendre la plus belle route vers Monaco qui longe la Méditerranée ... le soleil se levaient lentement, le ciel passait de ses tons de rose à un jaune orange...
Une belle matinée qui petit à petit allait me remettre de bonne humeur.
Sur cette route, une fois Beaulieu-sur-Mer passé (vous vous souvenez de cette pub pour WV avec un gars qui sort du casino ayant tout perdu ... non pas tout, il a encore sa Golf GTI ... ben c'est là ...) il y a un petit coin avec une belle vue sur la mer ...
J'ai donc décidé de m'arrêter ce matin quelques instants ... en plus des voitures habituelles, il avait ce matin quelque chose de totalement nouveau .... un cheval de trait et une roulotte tzigane !
Je photographie mon lever de soleil et je regarde la canasson, qui lui dans son coin méditait sur fond de paysage de la Méditerranée ... bientôt descend de la roulotte Eric (j'ai su son nom plus tard), homme avec une petite barbe blanche et dans sa soixantaine ... à la façon de s'habiller, j'ai vite compris qu'il s'agissait d'un hollandais ... les klompjes au pied (la vieille chaussure traditionnelle en bois des Pays-Bas au bout pointu) et un petit drapeau flottant au vent me l'on confirmé.
Goede morgen
Et le propriétaire de Passepartout (le nom du canasson) de me répondre en riant .... ahh nederlands ? hollandais ?.... non ... pas du tout, mais si vous parlez lentement, on peux discuter ... et me voilà lancé dans une conversation devant faire appel à mes vieux souvenirs d'hollandais avec un parfait inconnu qui me racontait ce qu'il faisait en roulotte et à cheval sur la Côte d'Azur ... donc Passe-partout et son maître sont partis des Pays Bas il y a 8 mois pour aller à Sainte Marie des Mers rejoindre les vrais tziganes ... ils y resteront quelques semaines et c'étaient remis en route pour rentrer à la maison via l'Italie et l'Allemagne ...
Eric est la retraite (Passe-partout doit encore bosser quelques milliers de KM ...) et il voyage ainsi au gré de ses envies ... il a fait les vieilles routes des temps des romans et ses vagadondages l'ont même emené jusqu'à Jérusalem.
Son épouse le rejoint de temps à autres, et ses petits enfants viennent toujours passer quelques jours avec lui lors des vacances scolaires .... et puis nous avons philosophé sur la vie, la nature de cette belle de la région, sur le contact entre les gens et les douches occupées le matin indûment ... bref ... je suis arrivé en retard au bureau ce une fois de plus !
Eric n'ayant pas d'appareil de photo avec lui (il vit sans électricité...) m'a demandé si je pouvais prendre une photo de son cheval en train de regarder le paysage et de l’envoyer à son épouse par mail (elle doit avoir l’électricité elle…)... et puis, il a fallut s'occuper des "chaussures" de Passe-partout et le je l'ai quitté là ...
En partant je lui ai demandé qu'elle était son étape suivante ; Monaco m'a t il répondu, et il comptait y passer la nuit (c'est à 6km de là ...). Je lui ai exprimé mon scepticisme sur la probabilité que la police monégasque le laisse entrer à Monaco en roulotte et à cheval ... plutôt un pays de Ferraris et Cavalinos qui se cambrent, la Principauté ... mais il m'a répondu qu'il aurai aucun problème ...
Et bien bonne route donc Eric et Passe-partout
J'ai déjeuné ce midi dans le cadre de mon travail et mon invité est arrivé en retard ... au cours du repas j'ai raconté cette histoire et il a éclaté de rire : si,si, je peux vous le dire, il a bien réussit à entrer avec son cheval dans les rues encombrées de la Principauté ... il a provoqué un embouteillage monstre en tirant canasson et roulotte à la main et je suis resté un demi-heure derrière lui ... même pour ça que je suis arrivé en retard pour le déjeuner !
Décidément, Eric et Passe-partout vivent un autre rythme ...
Rédigé à 19:42 dans Petits plaisirs et grands bonheurs | Lien permanent | Commentaires (8)
Maman je vais dehors dans le jardin jouer aux Cow-Boys !!!
D'accord mais ne fais pas trop de bruit, tes soeurs font la sieste et .............
Le reste des recommandations de ma mère étaient devenues inaudibles tellement je chevauchait à toute vitesse "Balai d'argent" !
Oui ,car le fidèle pur sang que je montais était de la race des vieux balais récupérés avant que ma mère ne le jette impitoyablement à la poubelle.
Comme tant d'enfants d'une génération que les générations de maintenant ne peuvent pas comprendre, j'ai été élevé dans l'admiration et le courage des cow-boys américains, de leurs shérifs qui avaient toujours le dessus sur les méchants hors la loi et des ordres sauvages d'indiens emplumés !
Et le petit garçon que j'étais pouvait parfaitement placer Monument Valley dans le verger derrière la maison où nous passions nos étés, entre Sintra et les plages de l'Atlantique.
Le nombre de films que j'ai pu voir étant enfant m'ont rendu ces paysages magnifiques parfaitement habituels, connus ... et j'ai galopé ici ... sauvé l'orpheline là ... battu à l'arme blanche par là-bas ... réussi à me détacher du poteau de la torture ... toutes ces histoires ont bercé mon enfance et comme tant d'autres enfants, j'ai été sensible certainement aux idées qu'elles véhiculaient de courage et abnégation ...
Et je pouvais passer des heures à regarder ces films dont certains j'ai fini par connaître presque par coeur ...
L'un des plus beaux est certainement "My dear Clementine" (La poursuite infernale, encore une traduction de titre que j'ai du mal à saisir) de John Ford (encore lui) avec Henri Fonda, le grand Henri Fonda ...il y tient le rôle du légendaire Wyatt Earp qui a décidé de venger son jeune frère lâchement assassiné ... pour cela il va devenir shérif de la ville de Tombstone... ville que John Ford avait monté justement sur Monument Valley.
La fin de cette aventure (vraie) sera l'un des duels les plus sanglants du Far West et qui entrera dans les annales de l'histoire et de l'imaginaire de tous les petits garçons : bang bang t'est mort
Alors pour finir cette note, je vous offre une petite scène mythique de ce film dans laquelle vous pouvez admirer le superbe jeu d'acteur de Henri Fonda (regardez plutôt en plein écran pour pouvoir tout bien apprécier).
Admirable non ?
Au fait, je savais parfaitement qu'elle était la dernière recommandation de ma mère :
............... Et ne vas pas te salir les shorts !
PS : pour ceux qui se fâcheraient avec moi pour avoir choisit un morceau qui ne fait pas ressortir la virilité d'Henri Fonda, en voici un autre extrait où il est vraiment méchant
PS pour ma mère : Maman, tu crois vraiment que c'était raisonnable de m'habiller parfois en shorts blancs ?
A suivre
Rédigé à 11:07 | Lien permanent | Commentaires (12)
Tags Technorati: Henri Fonda, John Ford, Monument Valey, My dear clementine
Reprenons notre course vers l’Ouest et continuons à regarder ce beau vieux nanar de Stagecoach.
Je lis ici et là, que Jonh Ford se serait inspiré de la nouvelle de Maupassant, Boule-Suif, pour écrire son film.
Bien, Maupassant fut un énorme talent littéraire et avait un don particulier pour analyser les plus infimes recoins de la nature humaine … de là le transformer en auteur précoce de scénarios de westerns il y a un pas que mon admiration pour l’illustre écrivain ne fera pas faire !
Vous souvenez du film : un certain nombre de personnages s’installe dans une diligence et s’en va vers son destin.
Boule de Suif ce n’est pas tout à fait pareil … les personnages s’installent bien dans un carrosse mais pour fuir les Prussiens … le méchant veut coucher avec Boule de Suif prostituée et finira méprisée par les autres bourgeois compagnons de voyage.
On voit bien, une critique de la bourgeoisie égoïste…
Dans Stagecoach rien de tout ça.
Certes il y a bien un cdiligence, on est bien poursuivi parfois par des indiens à la place des prussines, mais les relations entre passagers sont tout à fait différentes.
Ici nous avons que des personnages ayant un passé à se reprocher (prostituée, médecin ivrogne, joueur professionnel, banquier véreux et pour finir le hors la loi sympathique qui poursuit une vengeance …)
Et ces personnages vont tout le long du film nous prouver que malgré leur passé douteux tout homme ou femme peut renaître par le courage et l’abnégation.
Thèmes on ne peut plus importants aux yeux de la société américaine où tous ses enfants ont laissé derrière eux un passé fait de pauvreté et parfois de crime pour se lancer dans l’aventure de la conquête vers l’Ouest .
Bref, on est loin de Maupassant et sa critique de la bourgeoisie normande …
Et puis, une petite analyse de l’historique du scenario vous montrera que, même si John Ford a pu lire Boule de Suif pendant l’écriture du film, les origines de l’histoire viennent d’ailleurs.
Le scénario est tiré directement d’une nouvelle de Ernst Haycox qui lui-même s’est basé sur une histoire, The Outscasts of Poker Flat, écrite par Bret Hart où nous retrouvons certains des personnages de Stagecoach
Et cette nouvelle, fut elle, écrite en 1869 alors que la publication de Boule de Suif date de 1880.
Voilà, que les admirateurs de Maupassant me pardonnent ce petit rappel des faits …
Et puisque nous sommes en train de parler de vérités vraies à propos de ce film, quid des indiens ?
Ugh …. Effrayants n’est ce pas ?
Et c’est quoi ces indiens de pacotille ?
Ben … ce sont de vrais indiens !
A un détail près !
Le film nous présente une ordre d’apaches affamés de sang et scalps des visages pâles … et John Ford utilisera effectivement, comme figurants, les indiens qui vivent dans la réserve … qui eux sont de pacifiques Navajos !
Donc, encore un mythe qui s’en va … l’autre qui nous est tombé sous la tête pendant notre séjour fut la tristesse de l’apéro du soir … arrivés sur place, nous nous sommes apprêtés pour savourer un merveilleux coucher du soleil en dégustant une agréable boisson alcoolisée que nous voulions nous procurer au General Store du coin … patatras, nous étions en pleine réserve indienne où la vente de boissons spiritueuses et autres eaux de feu est strictement interdite, même aux touristes !
Nous avons du donc nous contenter de … « ceci » …
Quant au film, il reste un chef d’œuvre qui ne se voit plus … et qui à lsa sortie va obtenir 7 nominations aux Oscars … il en obtiendra finalement que deux, celui du Meilleur Second rôle et celui de la Meilleure musique.
En face il avait un autre monument du cinéma et qui plus est, en couleurs !
Cette année là, ce fut l’année d’Autant Emporte le Vent …
A suivre
Rédigé à 18:30 dans Guess goes West | Lien permanent | Commentaires (5)
Tags Technorati: Apache, Autant Emporte le Vent, Boule de Suif, Chevauchée fantastique, John Ford, Maupassant, Navajo, Stagecoach
Faisons une pause dans notre conquête de l'Ouest et parlons un peu des saisons
Oui, parlons de saisons car nous devons saluer la fin de l'été ...
Les jour se raccourcissent et les touristes sont tous remontés dans leur grisaille qui leur servira d'écran encore toute une année.
La belle saison se meurt doucement ... certaines s'adonnent encore au plaisir sensuel des caresses su soleil ...
Mais pas de doute ... plus cette odeur entêtante de Nivea d'une plage au soleil Les amours d'été sont terminées, on passe les derniers coups de fil pour retrouver ses amis à la rentrée.
Les méduses ne font plus peur et elles aussi sont parties chercher d'autres eaux plus chaudes
Les terrasses se sont vidées de leur clients et les habitués ont repris leurs droits
Finis les poissons grillés, les salades niçoises et le rosé de Provence bien frais ...
Le temps est désormais à d'autres plats ... les fruits d'automne sont là désormais... le temps des tartes arrive, bientôt suivi de celui des champignons ... bientôt nos coeurs se réchaufferont au goût de la polenta à la châtaigne et de la daube de sanglier... il fait encore bon dans les jardins et contempler au soleil les paquebots qui s'en vont laisse un arrière de goût, cette idée de ... enfins seuls entre nous !
Les feuilles dans les bois vont commencer à brunir et finiront par déshabiller les arbres... les êtres magiques de la forêt sortent de leur cachettes commencent à danser entraînant toutes les feuilles traînant dans le sous-bois dans une sarabande d'enfer
Pas de doute ... désormais L'automne est là et ensuite s'ensuivra l'hiver, ses vents glacés, ses longues nuits peuplées de monstres...
PS : Si malgré cette, note, il y aurait encore quelque touriste dans les parages niçois, je lui conseille vivement la visite des jardins de la Villa Ephrussi Rotschild à Saint-Jean Cap Ferrat qui acceuille en ce moment une magnifique expostion de sculptures de Nathalie Decoster
Rédigé à 20:44 dans Cartes postales de la Carte d'Azur | Lien permanent | Commentaires (8)
Tags Technorati: Decoster, Saint-Jean Cap-Ferrat, Villa Rotschild
Oui en voiture, nous partons pour le pays des cow-boys et des indiens, l’un des endroits les plus beaux de l’Amérique et qui grâce à l’industrie cinématographique est devenu également le symbole de la conquête de l’Ouest.
Pour faire un bon western il faut plusieurs ingrédients : des hors la loi valeureux, des sherifs courageux, des blondes tendres et féminines, excellentes cuisinières, des brunes piquantes qui meurent souvent (oui, dans le western la blonde vit plus longtemps que la brune…) des méchants très méchants, des indiens souvent sauvages, parfois exploités, le 22ème de Cavalerie toujours à l’heure, des chevaux, beaucoup de chevaux, des duels à mort, Rin Tin Tin et surtout, surtout … un paysage !
Aujourd’hui, si je vous parle Western et paysage, immédiatement viendront devant vos yeux ces superbes monolithes de Monument Valley, personnages participant dans la plupart des westerns
Parfois je me demande si ce ne sont pas eux les personnages principaux…
Mais comment est-on venu à identifier un paysage avec un genre cinématographique ?
Et bien, c’est une conséquence de la Grande Dépression !
L’histoire remonte au début des années vingt quand un couple, Harry et Leone (dit Mike) Goulding viennent s’installer dans la région et ouvrir le premier General Store du coin, en pleine réserve Navajo.
La crise économique passera aussi par-là laissant derrière elle sa trainé de misère.
Confrontés à la situation économique déplorable de leurs clients indiens, de la presque disparition des quelques touristes de l’époque, le couple Goulding va se battre pour attirer par tous les moyens du monde chez eux.
Lors d’un séjour à Hollywood, ils vont avoir l’occasion d’approcher John Ford et de le convaincre de tourner son prochain film à Monument Valley.
Et c’est ainsi que fut tourné en 1939 Stagecoach (La Chevauchée Fantastique en français, si quelqu’un peut m’expliquer la traduction qu’il s’avance…) dont vous avez admiré une scène . Ce sera le premier d'une longue série de chefs d'oeuvre du cinéma.
La prochaine fois je vous parlerais plus longuement de ce film et sur quelques fausses vérités qui se disent ici et là ; à propos des Cheyennes du film et non, Maupassant n’est pour rien dans cette histoire…
A suivre…
Rédigé à 11:58 | Lien permanent | Commentaires (4)
Tags Technorati: Cinéma, John Ford, John Wayne, Monument Valley, Western
Guess goes West va changer de décor et quitter le Grand Canyon pour aller se promener ailleurs. En attendant la fin du fastidieux travail de tri des photos de la prochaine étape, voici une note qui peut être classée "Grand n'importe quoi "comme rubrique.
Ami lecteur, tu le sais certainement, Internet est un lieu dédié parfois à l'inutile et au trivial !
Dans cette série, je viens de croiser un site qui vaut son pesant de cacahouètes !
Cela s'appelle Yearbook Yourself
Le principe est simple : tu charges une photo actuelle de toi-même et ils te font voir à quoi tu ressemblais beaucoup d’années avant …
Bien entendu je me suis précipité vers 1954, l’année de ma naissance … quel beau bébé !!!
1956, j'étais la joie de vivre de mes parents…
Ehhhh non.......... ça c’est une vraie photo …
1958 j’ai un peu de double menton, mais je suis fort élégant …
1962, Ma préférée, même si je perds un peu les cheveux …
1976 Ma période rebelle ...
Non pardon, j’ai encore tout mélangé le vrai et le faux; c’est en 1974 que j’étais rebelle !
A toi maintenant ami lecteur… fais nous voir ce que tu as été !
PS : Je sais, au vu de la dernière photo, tout le monde s'étonne de mon métier... mais c'était déjà bien de la finance que je voulais faire à l'époque !
Rédigé à 06:48 | Lien permanent | Commentaires (9)
Les journaux, radios et TV font leurs choux gras sur le marronnier du jour : la rentrée des classes.
Il n'y a plus de guerre en Géorgie, Gustav fiche la paix à la Convention Républicaine aux USA, le taux de croissance est officielement moribond et tout le monde s'en fiche !
On parle que de têtes blondes qui ne craignent pas les maitresses, de listes de fournitures scolaires aberrantes et des professeurs mécontents avec leur ministre.
Il n'y a pas de raison que Guess Who ne participe pas aussi à l'indigestion générale à propos du sujet !
Mais pour le coup, cette année, j’ai pris un coup de vieux : plus aucun de mes enfants ne « fait de rentrée » désormais …
Il y en a qui connaissent pas leur chance de se battre pour la liste des fournitures scolaires, la place à la cantine, les horaires farfelus et qui récupère les enfants à la sortie de l’école …
Rédigé à 13:35 dans Pour ne pas mourir idiot ! | Lien permanent | Commentaires (4)
Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée.
Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu'il avait faite: et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu'il avait faite.
Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu'en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu'il avait créée en la faisant.
Et il se reposa… et bien c’est une belle pagaille depuis qu’il dort, et cela fait 5 milliards d’années que notre planète a été crée et qu’elle fait des siennes !
Tout le monde en a profité pendant son sommeil ; et voici que les continents se mettent à se sépara er et à naviguer chacun de son côté, et les plaques de vouloir monter les unes sur les autres.
Les mers, et vas-y que je monte, et vas-y que je me retire bouder dans mon coin et laissant mes saletés derrière moi.
Ici, au Grand Canyon, la mer s’en allât il y a 1,25 milliards d’années en oubliant derrière elle toutes ses algues. On les appelait des Stroma lites et aujourd’hui sont devenues pierre et ce sont elles la toute première couche de notre Canyon. Mais elle reviendra à plusieurs reprises …
Tiens, en – 540 millions d’années, il y avait déjà plein de coquillages et de crustacés.
Les pauvres, ils sont morts en -300 millions quand la mer se décida à nouveau d’aller regarder ailleurs et former la dernière couche visibles, la couche Kaibab, celle là même que nous foulons aujourd’hui.
Après ce sont les plaques terrestres qui vont se mettre à vouloir monter les unes sur les autres … et celle d’en dessous, de pousser l’autre vers le haut. Ce qui donnera naissance au Montagnes Rocheuses il y 70 millions d’années.
Et là haut, tout là haut sur la montagne, les eaux de la pluie et des neiges se mirent à couler … à couler … de plus en plus forme. Et tout cette eau va former un fleuve, et ce fleuve, qui ’appellera le Colorado va commencer, grâce à la formidable force de ses courant, à tailler dans notre lasagne géologique … et voilà un Canyon de se former.
Mais pas le notre … un autre, plus ancien, et sec.
Car entretemps, et c’est là que plus personne n’est d’accord, le Colorado décida de changer subitement de direction et de couler dans un autre sens en créant un nouveau Canyon, le notre, le Grand Canyon !
Comment a-t-il fait ?
Et bien selon les uns, Dieu continuant à dormir, il y a 5 millions d’années, bien après les dinosaures, les plaques terrestres ont continué à se soulever et non loin de la fameuse faille de San Andreas va se former un nouveau fleuve qui finira par se jeter et être capturé par le Colorado.
Et c’est ce nouveau fleuve qui a décidé de changer son cours et le paysage par la même occasion
D’autres disent, que nenni, ce n’est pas du tout comme ça que cela s’est passé. D’abord le plateau continuant à se soulever, les eaux du fleuve vont se trouver prisonnières et former un gigantesque lac.
Le lac de Bidahochi ; cherchez pas il existe plus !
En effet, Dieu ronflant toujours, le plateau a continué à faire des siennes et à se soulever, se soulever, se soulever … jusqu’au moment ou il à verser, et les eaux prisonnières sont parties là où elles voulaient et taillant dans la roche leur chemin et le lac de se vider complètement !
Et c’est ainsi que serait née notre Colorado et le Grand Canyon.
Voilà … Dieu ne se réveillant toujours pas, nous sommes aujourd’hui plus de quatre millions de touristes qui venons tous les ans admirer, il faut bien le dire, les bêtises de la nature. Les merveilleuses bêtises de la nature…
Rédigé à 18:00 dans Guess goes West | Lien permanent | Commentaires (7)
Ce matin nous avons rendez-vous avec un papillon... enfin un hélicoptère de la compagnie Papillon, la seule entreprise autorisée à être présente sur le site du Grand Canyon.
Tiens, où est la concurrence ? Comme ça, pas de concurrence ? Ils font les prix qu'ils veulent ? Oh, rhhooo, pas bien cela au pays de la libre entreprise ! Mais il faut dire que nos cousins étatsuniens ne sont pas à une contradiction près !
Bref, au programme, le survol du Grand Canyon. Cela commence par une grande pagaille, tout le monde partant en même temps.
Se suivent ensuite quelques minutes de survol d'un paysage ... plat, banal, sans intérêt.
Remarquez quand même les arbres brulés qui jonchent le sol. On en parlera bien plus tard de ces arbres brulés (pour les curieux qui ne peuvent pas attendre la note sur les feux de forêt, sachez qu'ils ont été abattus pas la foudre)
Et puis, la musique que nous entendions dans nos casques change soudainement pour être remplacée par .... L'introduction de "Ainsi Parlait Zarathoustra " de Strauss ...
Oui, les étatsuniens, en plus être de faux capitalistes, sont aussi de vrais grand enfants ... Bref, notre hélico est arrivé sur le site du grand Canyon et nous pouvons désormais admirer en toute liberté, des airs, cette merveille de la nature !
Long de 450 km, sa largeur varie entre 30 km et 5,5 1 km pour une profondeur qui peut atteindre 2.000 metres.
Cette merveille de la nature est parfaitement visible de l'espace comme le montre ici cette image du satellite Spot (non je me suis limité à prendre un helico... je suis pas allé dans l'espace pour vous ramener la photo !)
Et c'est en écoutant Strauss que nous observons les différentes couches géologiques qui composent le Grand Canyon.
Et obligatoirement, nous nous demandons comment une telle création la nature à pu avoir lieu ?
Et bien, c'est une longue histoire vieille de deux milliards d'années.
Très curieusement ont connaît parfaitement tout ce qui s'est passé à l'époque, mais les doutes et les controverses vont grand train sur ce qui s'est passé seulement il y a 5 millions d'années ...
Tout commençe avec de la dérive des Continents...
Le petit point rouge indique la position du Grand Canyon au fur du temps.
Pour ceux qui ont la patience et de bons yeux, ils peuvent chercher deux radeuax qui font du rafting au fond du Canyon...
A suivre
Pour vous donner une idée du spectacle, voici quelques extraits d'un documentaire de National Geographic
Rédigé à 19:19 dans Guess goes West | Lien permanent | Commentaires (5)
Un long voyage que cette traversée de l'Océan... après avoir déclaré sur nos têtes respectives que nous n'étions ni communistes, ni terroristes, ni malades du ciboulot, que nous n'introduisons sur le sol étatsunien d'autres corps vivants que nous mêmes (fleurs, légumes et animaux de compagnie étant strictement interdits, encore plus qu'un communiste !) la douane a accepté que nous puissions fouler enfin le sol américain...
Passons une longue attente à New York car l'avion que nous devions prendre n'arrivait pas et ensuite parce qu'il ne partait pas, rendant ainsi l'attente plus longue que la traversée de l'Atlantique, nous et nous arrivâmes enfin à destination Phoenix !
Fin de voyage épuisante avec mon bagage explosé à la livraison et l'ami Tom Tom qui nous conduit à un mauvais hôtel Marriott (d'accord, il s'est trompé que de 50 mètres, mais après 22 heures de voyage remettre tous les bagages dans la voiture, cela agace) et nous sommes tombés comme des pierres sur nos lits... pour nous lever aux aurores, décalage horaire oblige ! Pas grave... la piscine était que pour nous...
Et après un somptueux petit déjeuner nous nous sommes mis en route vers notre étape de midi ... Flagstaff !
Notre étions heureux, souriants, presque comme Claudia Cardinale à sa descente du train dans "il était une fois dans l'Ouest".
Alors ami lecteur, as-tu regardé le nom de la gare avec attention ? Notre beauté est descendue à Flagstone, Arizona ... sauf que cette ville n'a existé que dans l'imaginaire de Sergio Léone... alors sachant qu'il a du passer par ici pour aller faire ses prises de vue de reconnaissance, ne doute pas un moment... c'est la même ville ! Et c'est toujours aussi vivant... Flagstaff se trouve quelque part là bas au fond de la route...
Et c'est en fin de journée que nous arrivons au terme de notre première étape et que soudainement, devant nos yeux ébahis se déroule devant nous l'une des plus belles merveilles de la nature :
Le Grand Canyon !
Le paysage est entièrement minéral, lunaire, agressif, et comme en écho, nous entendons l'orage gronder au loin.
Nous sommes à plus de deux mille mètres et nous contemplons cette espèce de "lasagne géologique" que des millions d'années ont façonné pour notre bonheur.
Quelque part en bas coule le Colorado, mais on le devine à peine.
Et le soleil couchant s'amuse à peindre le paysage de multiples couleurs...
Dans une orgie de bruns, mauves, jaunes, roses ...
Et un dernier orange qui annonce la nuit noire ...
A suivre ...
Rédigé à 19:48 | Lien permanent | Commentaires (9)
Tags Technorati: Claudia Cardinale, Colorado, Flagsaff, Grand Canyon, Il était une fois dans l'ouest, Phoenix, Phoenix
Ah ah … cet été ce sera la ruée vers l’Ouest ! La découverte des grands parcs de l’Ouest des Etats-Unis !
Quoi ? Vous allez chez les amérloques ?
Quelle idée saugrenue, aucun intérêt, de sales cons, on y mange mal, rien à voir, tout est fictif, surdimensionné, polluant, fabriqué grêce à l’exploitation des peuples asservis… et voilà quelles furent certaines des remarques qui saluèrent la destination des aventures de cet été.
Ce qui ne prouve qu’une chose : que les partis-pris ont la vie longue et que l’aveuglement est roi.
Car ami lecteur, peu importe ce que toi ou moi pensons de la politique des Etats-Unis, il ne faut jamais confondre et pays ou une nation, et ses dirigeants et leur politique.
Les Etats-Unis, comme toute autre nation, a ses qualités, des caractéristiques, des réussites dont son peuple peut être fier, comme de nombreux faits agaçants et honteux.
Comme toute nation ! Et surtout comme toute grande nation, tout devient hyper-agaçant ou passionnant
Car c’est un pays aux facettes multiples, aux visages et paysages divers et qui mérite le détour et que l’on attarde un tant soit peu à le connaître.
Donc ami lecteur je te propose de m’accompagner dans ce périple où jamais, jamais tu m’entends, tu ne cesseras de t’amuser et de t’étonner.
Avec moi, tu apprendras ce que fut la ruée vers l’Ouest ; tu suivras mes pas derrière les premiers pionniers et des indiens Navajo, tu revivras les aventures de John Wayne sur les terres rouges du Colorado et l'Arizona.
Avec moi tu apprendras l’histoire des grand hors la loi de l’Utah qui se cachaient quelque part là dedans et de leurs compagnes, filles de petit vertu ou femmes libérées, c’est selon ta vision de la chose…
Tu feras la connaissance avec le beau et ténébreux Sam Spade (ahhh tu te demandes qui est Sam Spade, patience, cela viendra…) tu humeras les brumes qui cachent la silhouette du Golden Gate et qui étouffent les gémissements de la folie d’Al Capone enfermé dans l’infâme prison d’Alcatraz.
Nous parlerons d’architecture, gratte ciels, SkyLine.
Mais aussi de l’Amérique profonde.
Il sera question souvent de merveilles de la nature,
Mais aussi de gastronomie ou bien d'un peu d’économie (diantre, nous sommes dans la patrie du capitalisme) ; accessoirement du prix du Coca Cola. Justement, avec moi, tu subiras la soif du Désert de la Mort
et tu prendras le frais sur les hauteurs de Yosemite Park.
Nous survolerons le Grand Canyon au son de la musique de Zarathoustra,
Et puis nous plongerons dans l''enfer du jeu de Las Vegas...
et nous irons nous promener pieds nus sur Central Park …
Et voilà, let’s go ! C'est parti pour la grande découverte de l'Amérique
PS : Les publications des Carnets de Poésie reprendront lundi
Rédigé à 11:41 dans Guess goes West | Lien permanent | Commentaires (17)
Donc aujourd’hui, et pour finir avec cette série marine, je vais vous parler du Creoula, navire école portugais.
Le Creoula est une goélette à quatre mats construite en 1937 en à peine plus de deux mois !
Ce magnifique bateau, une vraie beauté comme vous pouvez voir sur ces photos était en réalité un bateau destiné à la pêche à la morue.
Une vie dure ; le bateau quittait Lisbonne en Avril après la bénédiction et s’en allait vers terre Neuve et St Pierre où, si les conditions atmosphériques le permettaient, il péchait jusque fin mai. Ensuite, il relâchait à North Sidney ou St Jong en carburant, eau et repartait vers le Groenland où il arrivait début juin et où il restait tout l’été.
En septembre il retournait en Terre Neuve et ce n’est qu’en octobre qu’il éntamait son voyage de retour …
La technique de pêche était simple et d’un autre monde en comparaison à ce qui se fait aujourd’hui : de petites embarcations (en ocre sur la photo) était jetées à la mer,
et chaque membre de l’équipage s’en allait seul pêcher la morue à la ligne… avec une moyenne de prise, s’il vous plaît ! de 660 kg par homme et par jour !
Je vous laisse regarder quelques images d’époque et imaginez alors la vie à bord… ce bateau n’a été désarmé qu’en 1974, l’année de la révolution des œillets !
Voilà, la visite de l’armada est finie… clôturons le tout avec un feu d’artifice et sans oublier un navire fantôme …
Quand à moi, il est temps que je prenne les voiles moi aussi et que je parte en vacances.
Ce blog s’en va donc chercher un peu de matériel pour alimenter ses chroniques de l’an prochain… portez vous bien et rendez-vous après le 15 août.
PS : je ne pouvais pas terminer cette chronique sans vous offrir la recette de morue la plus populaire … essayez, c’est facile et délicieux !
Bacalhau à Bras ( Morue à Bras )
Ingrédients pour 4 personnes
600 g de morue que vous aurez déssalée
2 oignons coupés en fines rondelles
2 gousses d'ail coupées en rondelles
6 œufs battus
1 petit bouquet de persil plat haché
sel & poivre noir moulu
Huile d'olive
Olives noires
Déssaler les tranches de morue et changeant souvent l’eau
Faire pocher la morue dans de l'eau bouillante. Égoutter. Retirer peaux et arêtes. Effiler.
Faire revenir l'ail et l’oignon découpé en rondelles dans l'huile d'olive. Ajouter la morue effilée. Faire dorer sans cesser de remuer.
Incorporer les chips à la morue pochée. Bien mélanger pendant 5 minutes. Les chips doivent conserver un peu de fermeté. A ce stade, certains ajoutent un peu de jus de citron.
Incorporer les oeufs battus et le persil haché. Saler et poivrer. Bien mélanger et retirer très vite de la chaleur car les oeufs doivent rester moelleux et bien jaunes et ne surtout pas se transformer en omelette.
Ajouter des olives noires et servir sans retard
Rédigé à 06:00 dans Le monde est petit | Lien permanent | Commentaires (7)
Aujourd’hui, nous allons poursuivre la visite de l’Armada en parlant d’un bateau et d’un personnage de l’histoire qui portent le même nom.
Le bateau le plus beau de toute l'Armada est l'Amerigo Vespucci, un magnifique trois mats de 101 mètres de long qui faite office de navire école pour la marine italienne ; ce qui veut dire 456 bruns au charme italien aussi beaux que leur bateau (dixit la gente féminine visitant l'Armada...) et qui font des ravages à chaque descente au port.
Lancé en 1931, sa coque, contrairement aux apparences, est en métal.
Le bonhomme est, vous l’avez deviné, Vespucci, Amerigo de son prénom, celui-là même qui a donné origine au nom du continent américain.
Né à Florence en 1451, il entre au service de Morenzo de Medecis et on le trouve pour la première fois à Paris entre 1478 et 1480, faisant partie de l’ambassade auprès de Louis XI.
Plus tard, de Médicis va l’envoyer à Séville où il arrive 1491 et travaille pour le compte de Lorenzo Berardo Berardi négociant et armateur florentin.
Le premier voyage de Colomb va lui donner l’envie de naviguer.
D’après les lettres qu’il nous a laissés ainsi qu’un ouvrage « Mundus Novus », il s’embarquera, au service de Ferdinand II, roi de Castille, pour la première fois en 1497 et touchera la côte de la Guyane après 6 semaines de navigation et ensuite remontera vers le Golfe de Mexique et sera de retour à Cadiz le 15 octobre 1498.
Seul hic à cette histoire, c’est que l’on retrouve nulle part son nom dans les listes des marins embarqués… exit donc le premier voyage, auquel tous les historiens s’accordent à dire qu’il n’a jamais participé.
Le 16 mai 1499, toujours au service de la couronne de Castille, il embarque à nouveau, croise le Cap Vert et arrive le long des côtes du Nouveau Monde aux hauteurs du Golf de Maracaibo.
Ce qui équivaut à dire qu’il aurait découvert le Brésil avant le voyage de Pedro Alvares Cabral, son découvreur « officiel » pour le compte de la couronne portugaise et bien après le partage du monde signé à Tordesillas entre portugais et espagnols. Peu vraisemblable …
Le troisième voyage, il partira le 14 mai 1501 et naviguera cette fois-ci pour le compte du Portugal. Le 1er janvier 1502 il arrive en face de ce qui deviendra plus tard la ville de Bahia et retournera à Lisbonne le 7 septembre 1502.
Le quatrième voyage aura lieu en 1503 et cette fois-ci il atteindra Rio della Plata.
Il repartira encore en 1505 et 1507, mais tous les historiens s’accordent pour dire que ces voyages n’ont jamais eu lieu, car ses responsabilités l’empêcheraient de prendre la mer pour d’aussi longues périodes.
Quand aux autres voyages, rien ne prouve, outre les propres écrits de Vespucci (et les historiens s’accordent à douter de certains de ses écrits), qu’ils eurent vraiment lieu …
Mais ce furent justement ces lettres et son texte Mundus Novus qui lui ont donné la renommée d’avoir été l’homme qui a foulé le premier le sol du continent américain ; une première carte de Waldseemuller sera ainsi publiée en 1507 où le nouveau monde porte pour la première fois le nom d’America …
Et voilà comment un navigateur qui probablement n’a jamais navigué a laissé son nom à tout un continent et pourquoi certains encore pensent que c’est lui, et pas Colomb ou un illustre navigateur portugais, le vrai découvreur du Nouveau Monde.
Mais de cela on s’en fiche, car avant eux, il y a bien eu des vikings, et bien avant encore les vikings, les ancêtres de nos Sioux, Apaches, Incas ou autres Aztèques qui eux sont arrivés… à pied !
Changeons de bateau maintenant, voulez-vous ? Le prochain est une évidence même ; je ne peux pas parler de bateaux et de voiles sans vous parler du Portugal et de la morue … à suivre…
Rédigé à 13:06 dans Le monde est petit | Lien permanent | Commentaires (5)
Tags Technorati: Amerigo, Armada, Armada 2008, Rouen, Vespucci
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