Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n'écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.
Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu
Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.
Vis maintenant!
Risque-toi aujourd'hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d'être heureux!
Pour faire plaisir à La Tartine, voici la version originale :
Muere lentamente quien no viaja, quien no lee, quien no oye música, quien no encuentra gracia en sí mismo. Muere lentamente quien destruye su amor própio, quien no se deja ayudar. Muere lentamente quien se transforma en esclavo del hábito repitiendo todos los días los mismos trayectos, quien no cambia de marca, no se atreve a cambiar el color de su vestimenta o bien no conversa con quien no conoce. Muere lentamente quien evita una pasión y su remolino de emociones, justamente éstas que regresan el brillo a los ojos y restauran los corazones destrozados. Muere lentamente quien no gira el volante cuando está infeliz con su trabajo, o su amor, quien no arriesga lo cierto ni lo incierto para ir atrás de un sueño quien no se permite, ni siquiera una vez en su vida, huir de los consejos sensatos... Vive hoy ! Arriesga hoy ! Hazlo hoy ! No te dejes morir lentamente ! No te impidas ser feliz

Il est superbe ce poème, je ne le connaissais pas....j'y adhère totalement, arrivés à un certain age, nous devons tous être en accord avec ce texte, car nous n'avons plus de temps à perdre en sagesse excessive et en ennui, et suivre les sentiers non balisés et escarpés devient vital....
Envie de papillonner...de vivre, tout simplement! Très beau aussi ce papillon, bien en accord avec la poésie.
Rédigé par : Odile | 02 septembre 2008 à 07:52
Tu l'as aussi en VO ?
Bonne journée
Rédigé par : laTartine | 02 septembre 2008 à 09:00
c'est un de mes poèmes favoris...
quelle belle leçon de vie
Rédigé par : double je | 02 septembre 2008 à 09:06
Un des plus beaux textes de Neruda... Je le lis souvent en public, à la radio aussi : il fait chaque fois sensation. J'ai une anecdote à ce propos, mais ce serait hors sujet :-)
Rédigé par : agnès | 02 septembre 2008 à 11:56
Merci!
Rédigé par : laTartine | 02 septembre 2008 à 12:47
ouille - sous l'harmonie du style le tranquille égoïsme des bien portants
Rédigé par : brigetoun | 02 septembre 2008 à 19:08
Juste splendide
Vive les carnets de poésie
Bizzzzzz
Rédigé par : marie turpault | 03 septembre 2008 à 09:12
C'est un texte auquel je reviens souvent... très souvent... comme on retourne à l'essentiel...
Rédigé par : Lali | 04 septembre 2008 à 17:00
Un grand merci pour la délicieuse lecture, on ne s'en lasse pas décidemment...
Trés belle et heureuse semaine
Rédigé par : Gwen | 09 septembre 2008 à 10:23
oui trés belle leçon de vie
fabuleux
délices aux confins du sucré
Rédigé par : lilia | 21 février 2009 à 18:04
bonjour, tout le monde pense que c'est un poème, il n'en est rien, c'est juste le texte d'un discours qu'il a tenu en public. Ca n'enlève rien à la beauté de ses textes, Pablo Neruda a été mon modèle pour écrire les miens.C'est un poète et écrivain vraiment de notre temps.
François
Rédigé par : François | 09 mars 2009 à 12:08
Il est fou ce type ! Un vrai malade mental,
Comment peu t'on écrire de tel absurdité,
Comment peu t'on écrire ce que d'autre on fait et ce l'approprier pour soi,
C'est du fait et du refait,
Ce texte je le résume à la relation entre un enfant et ses parents !
On veut tous cela pour notre ou nos progéniture, et on l'impulse,
On veut de l'ouverture, de la variation, du changement,
Du nouveau, de l'insolite...
Et là on nous dit que si l'on ne pas cela ou ceci, on meurt....
Cela me fait penser à du Kipling en moins bon,
"Tu sera un homme mon fils"
Ne me dit pas qu'il a eu le prix Nobel pour ces écrits.
C'est un peu simpliste, j'ai l'impression de revoir mes parents,
Fais pas si, fait pas cela, ou plutôt fait cela, et comme ça, et patati, et patata...
En soit, pas de vrai solution...,
Si ce n'est pour te rappeler, tel la sonnerie d'un réveil, qu'il est l'heure de travailler.
Rédigé par : Tom | 02 octobre 2009 à 14:30
pauvre tom, regarde un peu plius loin......tu verras.
Eve
Rédigé par : Pablo Neruda en répopnse à Tom du 2 octobre 2009 | 17 octobre 2009 à 17:41
de la vérité pure, si j'avais eu accès a ce texte plus tot ds ma vie probablement qu'elle aurait ete un peu différente, il faut comme cela des textes qui passent l'existense au révélateur pour faire emerger l'essentiel !
Rédigé par : imbert | 24 octobre 2009 à 22:23
Muere lentamente "hoax littéraire"
http://pablo-neruda-france.blogspot.com/
Les moyens de communication et leur fin furent un sujet qui interpela Neruda, comme on peut le voir dans Fin de monde (1969) :
« Ce fut le siècle communicatif
des incommunications :
les câbles au-dessous de la mer
ont été parfois véritables
lorsque le mensonge parvint
à davantage de latitude
et longitudes que l'océan : … »
Le poète n'a pas connu Internet, né quelques années après sa mort. Il n'a pas connu non plus la populaire invention de Timothy John Berners Lee (World Wide Web), ni ses effets pervers dans la diffusion des idées.
Il meurt lentement est une poésie triviale, vaguement New Age, dans la ligne de ce que les québécois appellent «Bouillon de Poulet pour l'âme». Il s’agit de textes qui réchauffent le coeur et remontent le moral. Le poème en question est un texte poétique qui s'est transformé, emporté dans un "hoax littéraire" de ce début de XXIe siècle.
Un « hoax » est une fausse information, non vérifiable, propagée spontanément par les internautes. Ces textes existent surtout sous forme de courrier électronique, ou de message sur des forums Internet. Ils encouragent les destinataires à les renvoyer à leurs contacts, ce qui crée une réaction « boule de neige ».
L'original « A Morte Devagar », a été publié le premier Novembre 2000 (la veille du Jour de Commémoration des fidèles défunts, fête des morts chrétienne) sur la page Web brésilienne Bacaninha, sous la signature de Martha Medeiros. On peut supposer que c’est l’auteur en personne qui l’a mis en ligne. Le texte a commencé à circuler sur Internet au moyen du système de « Chaînes de Lettres », en tant que poème de Pablo Neruda, atteignant une diffusion inespérée.
Si vous cherchez sur Internet [ "Muere lentamente", Neruda ] vous trouverez : avec Google un total de 23 600 réponses, avec AltaVista 132.000 résultats, avec Yahoo 132.000, et avec MSN Chercheur de Microsoft 24.100 résultats.
En raison des caractéristiques de la propagation des messages sur Internet, le faux texte de Neruda a eu des traductions multiples et une diffusion planétaire. Et ce, malgré les protestations et les réclamations de nerudistes de plusieurs pays. Le texte a poursuivi sa cyber existence et connut une propagation dans le Cyberespace.
La plaisanterie et sa mystification sont allés très loin, comme peut l'illustrer la fâcheuse posture dans laquelle s’est trouvée le Sénateur et Ministre Italien de la justice Clemente Mastella. En effet, ce dernier a lu ce texte publiquement en pensant que l'auteur était Pablo Neruda, ce qui provoqua une polémique en Italie, et motiva une réponse de l'éditeur italien de Neruda, Stefano Passigli.
Au début de l'année, c'est-à-dire huit ans plus tard, l'auteur a appelé la Fondation Neruda à Santiago du Chili pour éclaircir le sujet et pour réclamer la maternité du texte en question et pour mettre fin à l'histoire.
Le poème et son auteur ont été -semble-t-il- les seuls bénéficiaires de cette affaire, qui fut l’occasion du canular littéraire le plus répandu sur Internet en ce début de siècle.
MC
Rédigé par : Araucaria | 28 octobre 2009 à 23:25
Merci pour ces précisions essentielles concernant ce poème. J'aimerais bien en connaître la version originale. Je viens de terminer la lecture de ses mémoires: confiesso que he vivido, et j'ai passé un moment formidable.
Votre photo dans le désert m'a interpellée. Suis à Djanet pour un bon moment et ..."dans l'oubli de mon corps et de tout ce qu'il touche" comme dit cette bonne Supervielle branche, cela fait plaisir de tomber sur un beau blog de poésie. Merci.
Rédigé par : angie | 15 décembre 2009 à 23:24
Merci Angie.
Je dois encore corriger le nom de l'auteur de ce poème. Mais je voulais lui joindre le texte orginal portugais que je cherche actuellement.
j'ai passé commande de livres de martha Medeiros et je les attend
Rédigé par : Guess Who | 16 décembre 2009 à 10:26
Ne pas sortir de sa cabane = légume
Ne pas voir l'autrui = phobie.
Ne jamais changer = borné.
ETC.
Rédigé par : Jean Guy | 02 mai 2010 à 18:53
Bonjour à tous, nerudistes ou non...mais aficionados des belles lettres, de la beauté de l'âme, finalement...
Ce poème, extrait de discours ou tout ce que vous voudrez bien est pour moi un conseil de sage, une preuve de dévouement de la part de son auteur; de l'altruisme, envie de partager ce qu'on apprécie. Et je dis pourquoi pas? nous sommes tous dotés de bon sens(la chose la mieux partagée), et c'est à nous de trier, de faire de la synthèse pour un meilleur soi, et pour une meilleure société...
Rédigé par : Eunice Huguette Emilie MEZO'O | 30 octobre 2010 à 12:22
Merci c'était juste pour la copiée pour l'école car je n'avait pas fini de la copiée on avait que cinq minutes et elle est super longue.
merci car je peux l'apprendre maintenant et je l'aurai aprise pour l'école. merci merci merci merci merci merci merci merci merci beaucoup que ce site fonctionne.
Au revoir et a bientôt
Rédigé par : pablo neruda | 15 novembre 2010 à 20:09
Oui ,c'est un très beau texte ,mais a t-on le courage et les
moyens de fuir la situation qu'on occupe !!
Rédigé par : spoti | 28 novembre 2010 à 23:06
Pour moi aussi c'est un super poême, une leçon de vie qui peut ou a dû déjà aidé beaucoup de gens, merci Pablo tu es né la même année que ma maman comme elle disparue si jeune, tu as vu et compris la mal vivre des gens nés sous une étoile qui ne brillait pas beaucoup, mais ton po^me redinamise et donne espoir merci
Rédigé par : ruea | 11 février 2011 à 13:40
Ne pas sortir de sa cabane = légume
Ne pas voir l'autrui = phobie.
Ne jamais changer = borné.
j adore j aime je suis totalement d'accord :))
Rédigé par : kaouther | 03 mai 2012 à 20:26