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05 mars 2008

Commentaires

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gmc

CHAUFFER AU BLEU

Quelques vaguelettes agitent encore
Une mousseline d'écume alanguie
Sur un rocher bienveillant

Chaque fenêtre vaut toutes les autres
Dans son panoramique intégral
Les paysages sont à créer
Pour qui veut de l'animation

Ou plutôt à repeindre
A teinter au goût du miel
Ou de tout autre cristal de plaisir

agnès

"C’est ailleurs seulement que la mer est belle"

Tout semble toujours plus beau d'ailleurs. Devenons-nous aveugles quand nous atteignons nos rêves ?

Je me souviens d'un des premiers livres de mon enfance "la maison aux vitres d'or". Des enfants voient de chez eux une maison aux vitres dorées. Ils fugent, traversent une forêt pour la retrouver. A l'arrivée, c'est une maison quelconque. Derrière eux, leur maison a des vitres d'or...

J'apprenais à lire, j'ai appris à vivre avec ce livre.

araucaria

Toutes mes excuses, mais vous avez dû copier Fernando Pessoa dans la précipitation, ou l'esprit encore meurtri. Il me semble voir quelques "coquilles", c'est dommage pour ce texte magnifique. Ne faut-il pas lire "Tout pays est si triste...L'après-midi je filais à la fenêtre qui donnait sur la mer...". Je me suis permis de vous corriger, car ce texte me parle beaucoup. Je ne file pas à la fenêtre, mais je vois aussi la mer et souvent, très souvent, des îles depuis ma maison, parfois aussi lorsque le temps est clair, lorsque le ciel a été lavé par un bon orage (comme cette nuit par exemple)je distingue les côtes d'un pays frontalier. Je rêve à ce qu'il se passe de l'autre côté de ce bras de mer, aux gens qui s'agitent sur ces îles, pauvre Robinson ancré à la mienne. Je m'évade de ma prison dorée. Et j'oublie de vivre, mais cela est coutumier, j'ai oublié depuis toujours. La mer, je l'ai vue ailleurs, elle me fascine toujours autant. Chaque navire quittant le port ou croisant au large, même un modeste ferry, m'offre des croisières de rêve dans des pays baignés de soleil.
Je reviendrai souvent lire Pessoa, et rêver devant votre photo d'Océan. J'ai le regret de mers que je ne verrai jamais, c'est certain. Celle que je contemple chaque jour est superbe, je ne sais si elle est la plus belle, elle n'est pas la plus laide. Le pays où je vis, est paraît-il magnifique. Je n'en vois plus que très rarement les paysages. L'habitude, la lassitude, la routine, que sais-je? Ce que je crois, c'est que l'on peut résider dans le plus beau pays du monde et y vivre comme en prison, et par contre habiter un lieu bien plus commun, voire sordide, et s'y sentir en Paradis. Il faut que s'installe à nos côtés, une toute petite flammme qui a pour nom le bonheur.
Petite question (indiscrète?), vous qui choisissez toujours avec tant de soin, et d'amour, les plus belles poésies, n'en n'écrivez-vous jamais?
Merci pour le rendez-vous de ce matin.
Merci aussi à gmc, qui permet une nouvelle évasion.
Bonne journée à tous.

araucaria

"La maison aux vitres d'or", quel titre! C'est certain, il ne peut que faire rêver les enfants, titiller leur imagination. Je me souviens d'un livre, c'est vieux, très vieux : classe de CE1. Lorsque nous avions été sages et très studieux, et que le maître était heureux de nos progrès, pour nous récompenser il sortait un vieil album d'un tiroir de son bureau de bois : "L'île rose" et nous lisait quelques paragraphes. Nous ne sommes jamais arrivés à la fin de l'histoire, je suis resté sur ma faim (comme dans bien d'autres domaines d'ailleurs), mais ne pas découvrir une histoire passionnante jusqu'à son point final, c'est très frustrant! Ce livre aura contribué à me donner le goût des îles, et affirmé certainement celui de la lecture. J'ai conservé le titre précieusement dans un tiroir à trésors de ma mémoire. Comme il est encombré, avec le temps! Et, plus de quarante années après cette année de primaire, j'ai trouvé l'ouvrage chez un bouquiniste au hasard d'un voyage à Rouen. Je ne l'ai pas ouvert encore. Il attend depuis plusieurs années dans une pile de livres en attente d'être lus. Je crois que j'ai peur, peur de détruire un château de cartes, peur que la découverte ne corresponde pas à mon attente, que le rêve soit éventé, peur de retourner dans le passé. Le voyage est si long. Et cette île rose peut manquer de saveur. J'ai peur.

double je

Il m'est cher ce "Marin" de Pessoa que j'ai l'impression de connaître par coeur, en tous les cas avec le coeur...

Cristina M

Longtemps
j'ai boudé,
j'ai tourné le dos,
puis le silence s'est installé
mais voilà
que comme un cri
qui déchire l'air
m'a réveillé de ma langueur,
et la lumiére qui échappe entre les nuages
est celle des âmes
de ceux qui nous ont quitté.

nina

[...
quand la vague se répand et que l'écume gémit,
il me semble que mille voix minuscules me parlent
...]

Le marin

qu'elle est belle notre mer...

Guess Who

Houlà ... Auracaria, je n'ai oublié qu'un C...

Merci GMC et Cristina M ... je vois que, ou bien la photo, ou bien le Marin vous ont donné des idées ...

Nina : oui ... la plus belle ...

araucaria

Mais non voyons, sinon, je n'aurai pas relevé! Plus loin vous avez écrit "Je filas assise al fenêtre!" Je sais que ça n'est pas voulu, c'est la fatigue, la tristesse, une étourderie, ou vos yeux (si vous avez des lunettes de vue - je peux comprendre ce problème, hélas!). Et puis...je suis un vieil arbre très piquant : un ARAUCARIA s'il vous plaît! Je dis cela avec le sourire, afin de ne pas vous piquer au vif, ou parce que je ne veux pas risquer de vous faire prendre la mouche.
Très beau le texte du jour, et la photo...

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