Ces pupilles noires, oh !
Mes soufis simples et solitaire,
S’étaient évanouis
Dans l’extase de la danse de ses yeux.
Je le vis déferler sur moi
Comme la chaleur rougissante du feu,
Comme un reflet de l’eau,
Comme un nuage de tension de la pluie,
Comme un ciel du souffle des saisons chaudes.
Il se déployait jusqu’à l’infini,
Jusqu’au-delà de la vie.
Je vis se dissoudre
Dans le mouvement de ses mains
Toute la matérialité de mon existence.
Je vis résonner
Son cœur dans toute ma poitrine
Avec son retentissement
Charmeur et vagabond.
L’horloge éclata,
Le rideau s’en alla avec le vent…
Je l’avais embrassé dans le halo de l’incendie.
Je voulais dire…
Mais étrangement …
La masse ombrageuses de ses cils
Coula du fond de ténèbres,
Comme les franges d’un rideau de soie,
Tout au long du plu de cette aine longue de désirs,
Et cette tension, cette tension meurtrière
Jusqu’au fond de mes profondeurs perdues !
Je me sentis libérée
Je me sentis libérée.
Je vis déchirer la peau de mon corps
Du fait de l’extension de l’amour ;
Je vis se fondre lentement
Mon corps de brasier
Et se couler, se couler, se couler
Dans la lune, la lune en retrait,
La lune révoltée et floue.
Nous avions pleuré en nous ?
Nous avion vécu follement en nous
Tous les instants éphémères de l’union.